• La solitude d'Alice

    Alice se retrouve bien seule, face à ses certitudes ses doutes et ses pensées

     

    Cela ne vous est jamais arrivé de tomber amoureuse, vraiment amoureuse ? De sentir qu’on ne pourra aimer que cette personne ? De sentir qu’on va finir sa vie seule ? De souhaiter espérer quand même partager sa vie avec quelqu’un ? Moi, si.

     

    Assise en tailleur sur son lit, Alice était songeuse. Son esprit tout entier pensait à Marco. Ce bel italien lui avait volé son cœur. Il hantait ses pensées, ses jours, ses nuits, sa vie toute entière. Elle l’avait  dans la peau.

    Pour la première fois depuis bien longtemps, Alice n’avait le goût de rien. Lire, écrire, cuisiner, rien ne lui faisait envie. Elle voulait juste se perdre dans ses pensées, se remémorer son corps, le son de sa voix, la couleur de ses yeux, son sourire, sa façon d’être… Lui tout simplement.

    Autour d’elle, ses amis étaient en couple, se mariaient, fondaient une famille… Et Alice se sentait bien seule, préférant la compagnie des livres à celle des hommes, préférant vivre pleinement ses passions.

    Depuis toujours elle était et se sentait différente des autres.  Il lui était plus facile de vivre dans son monde que dans la réalité.  Sa différence ? Son hypersensibilité. Elle voyait, vivait, ressentait le monde, ses émotions, sa beauté et sa splendeur, sa fragilité et sa force. Elle voyait le monde à travers un filtre spécial. Et peu de personnes la comprenaient… Toute sa vie elle l’avait cachée. A présent, qu’elle était prête à la laisser s’épanouir, cela lui semblait impossible. Et Marco était revenu dans son esprit. Elle avait rangé ses sentiments au plus profond d’elle-même et ils lui revenaient à la vitesse d’un boomerang. Elle l’aimait. C’était une évidence, une certitude qu’elle devait accepter. Et cela l’effrayait, elle ne voulait pas vivre seule…

     Son père travaillait sur un dossier sensible, ses amis avaient tous une famille et elle était seule. Elle aurait donné sa vie pour pouvoir parler à Marco. Lui saurait l’aider… mais il était parti vivre ailleurs. Elle était seule.

    Un coup d’œil en direction de l’horloge, Alice se promit de laisser la vie se faire, se disant que peut-être elle finirait par rencontrer quelqu’un ou pas, se disant qu’elle devait en faire une force et vivre sa vie à fond.

    Dès le lendemain, comme toujours, elle aurait oublié ces belles paroles. Elle avait bientôt 26 ans et avait peur de finir sa vie seule.


  • Commentaires

    1
    Caro
    Dimanche 20 Août à 22:38
    Ça sent l'autobiographie a plein nez ma très chère. Convainquant parce que vécu...
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